5 choses à savoir sur Gary Johnson

LA CAMPAGNE 2016 – Il n’y a pas que Hillary Clinton et Donald Trump. Gary Johnson est le candidat libertarien à la Maison Blanche. Crédité de 6 à 10% des voix, ce candidat atypique croit en ses chances.

1 – Il défend un programme particulier

Candidat libertarien, Gary Johnson défend un programme libéral au niveau économique et social. Héritée de la pensée du philosophe Friedrich Hayek, la doctrine libertarienne prône un État minimal et une liberté individuelle fondamentale. Concrètement, cela se traduit par la légalisation du cannabis, l’opposition à la peine de mort, le droit à l’avortement ou au suicide assisté. Économiquement, il s’oppose à un salaire minimum fédéral, à l’impôt sur le revenu et à l’interventionnisme étatique.

2 – Il a encore des progrès à faire en géopolitique mondiale

Candidat relativement méconnu, il a su sortir de l’anonymat, mais pas pour les bonnes raisons. Interrogé sur la situation à Alep, Gary Johnson s’est retrouvé pris au dépourvu, déclarant « ne pas savoir ce qu’était Alep« . Quelques temps plus tard, il éprouve toute les peines du monde à citer le nom de son chef d’État préféré.  Des bavures inexcusables mais un buzz assuré.

3 – Il connaît bien la politique américaine

À 63 ans, l’ancien gouverneur du Nouveau-Mexique ne sort pas de nulle part. Il s’était déjà présenté à l’élection américaine de 2012. À l’époque, s’il n’avait pas pu rivaliser avec Barack Obama et Mitt Romney, il avait récolté plus d’un million de voix, un record pour le parti Libertarien.

4 – Il se voit déjà Président

Ce scénario a moins de 0,1% de chance de se produire mais Gary Johnson y croit. Pour cela, il faudrait un improbable concours de circonstances. À commencer par une victoire dans l’État du Nouveau-Mexique, là où il est le plus populaire. La configuration de la carte électorale fait que ni Hillary Clinton ni Donald Trump ne pourraient atteindre la barre des 270 grands électeurs. Dans ce cas rarissime, il reviendrait à la Chambre des Représentants de nommer le nouveau Président des Etats-Unis. Étant donné les records d’impopularité atteints par les candidats démocrate et républicain, Gary Johnson pourrait être désigné comme un Président de compromis. L’indépendant Evan McMullin espère aussi bénéficier de ce scénario.

5 – Il est populaire chez les jeunes

Fan de sports extrêmes, il a su convaincre les jeunes qui étaient plutôt du côté du Démocrate Bernie Sanders. Gary Johnson a même mis en ligne un quiz visant à démontrer les nombreux points communs entre leurs programmes.

Bérengère Sérot